un homme jugé pour acquisition, détention et diffusion de contenus pédopornographiques

par Flavie Taelman | Nov 11, 2025

Ce jeudi 6 novembre 2025, un homme originaire de Mouscron a comparu devant le tribunal correctionnel de Tournai pour détention et diffusion d’images pédopornographiques. Les enquêteurs ont découvert une collection impressionnante de fichiers illégaux.

Le tribunal correctionnel de Tournai s’est penché sur le cas d’un homme poursuivi pour acquisition, détention et diffusion d’images et vidéos pédopornographiques. Le prévenu a fait l’objet de deux préventions à Mouscron , en mars 2022 et en mars 2023.

Lors de sa première audition, il a d’abord tenté d’esquiver les faits, avant de les reconnaître.
« J’ai perdu la notion des choses et j’ai dérapé », a-t-il déclaré devant le tribunal.
Selon son avocat, ce ne sont pas les enfants qui l’attirent, mais le caractère illégal de ces contenus.

Les enquêteurs ont découvert une impressionnante collection de fichiers pédopornographiques : pas moins de 6 673 photos et vidéos retrouvées à son domicile. Ils ont aussi relevé plus de 700 connexions à des sites de rencontres destinés aux adolescents.

L’homme, actuellement sans emploi, espère obtenir son CESS prochainement. Avant cette affaire, il n’était pas connu de la police et présentait un casier judiciaire vierge.
Il a coopéré avec les enquêteurs et assumé ses responsabilités.
Il affirme que la perquisition à son domicile a été un “véritable soulagement” et qu’elle lui a “sauvé la vie”. Ces propos traduisent selon la défense une prise de conscience réelle, ce qui pourrait jouer en sa faveur.

Le prévenu suit un accompagnement psychiatrique depuis 2004 et un suivi thérapeutique renforcé depuis la découverte des faits.
Son avocat a plaidé pour un sursis probatoire, estimant que son client exprime de sincères remords et montre une réelle volonté de se réinsérer dans la société.

Le tribunal a rappelé que ce type d’infraction est passible de 5 ans de prison, tout en tenant compte du profil du prévenu : un homme solitaire et fragile, ayant connu une enfance difficile et des problèmes familiaux.

En attendant le jugement fixé au 9 décembre, le parquet a insisté sur la vigilance à maintenir : en cas de non-respect des conditions de suivi, le prévenu risque la révocation du sursis et pourrait être condamné à une peine ferme de 5 ans d’emprisonnement.